Mairie de Coulgens - Tourisme - Sentier Pedestre

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Sentier de I'outarde Canepetière

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11 km balisé en violet

Après avoir stationné votre véhicule, place de la Mairie, place typiquement charentaise des années 1800, allez visiter l'Eglise Saint-Jean-Baptiste des Xle et Xlle siècles, monument classé.

Plus loin au cours de votre promenade, vous aurez l'occasion d'observer, mais sans vous approcher, les carrières de «grèse», propriétés privées et dangereuses. C'est le seul endroit de cette nature sur la commune. Ensuite vous passerez dans le lit de La Tardoire, en période d'étiage, ou pas très loin le reste de l'année, pour arriver à Sigogne avec son «fief» dont il ne reste que la tour du Xle siècle appelée «TOUR DES CAPUTS».

En traversant la plaine de COULGENS écoutez bien, selon la saison, vous y entendrez   peut-être   l'Outarde Canepetière dont la commune est un des huit sites français retenus, sur le plan européen, pour la sauvegarde de l'espèce. Mais pour la voir... il faudra beaucoup de chance.

Possibilité de rejoindre les circuits de la ROCHETTE et ainsi établir une grande boucle à vocation VTT.

 

Les grèzières

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L'histoire géologique de la terre se déroule sur quatre grandes périodes appelées : « ERES ». C'est à l'ère secondaire que l'on peut faire commencer l'histoire des grèzières. En effet, c'est à la fin de la période dite du Jurassique supérieur, ou MALM, et plus précisément au kimméridgien inférieur (réf.I.G.N.), que notre région fut l'objet d'une transgression marine très importante. Cette large et profonde pénétration de la mer sur notre continent est à l'origine d'une sédimentation abondante dont l'existence se révèle à nous aujourd'hui par un très important socle calcaire connu sous le nom de karst ou causse. Il semble possible de pouvoir situer ces phénomènes géologiques, sans trop de risque d'erreur, à 145 millions d'années avant nous.

L'ère tertiaire n'ayant pas affecté notre région autrement que par une érosion normale, c'est au début de l'ère quaternaire que ces grèzières vont entreprendre leur formation qui commence , selon Mr GUILLEN, au Moustérien et se prolonge jusqu'au Magdalénien. Ce début de l'ère quaternaire fut caractérisé par des périodes de froid intense, comme la glaciation de Wurm, gelant le sol de manière permanente jusqu'à huit mètres de profondeur. Compte tenu de l'humidité que renferme naturellement la roche calcaire, celle-ci s'est fragmentée. Cette gélifraction a donc élaboré dans un premier temps ce matériau que l'on appelle : « la grèze ».

La neige accumulée en certains points particuliers par le vent, a pu aussi participer activement à ce phénomène d'érosion. Balayée des plateaux, elle serait venue s‘entasser sur certaines pentes, où, à l‘occasion des périodes de radoucissement, elle aurait apporté, avec le dégel superficiel, une eau abondante, qui, par son ruissellement sur ces versants, aurait transporté ces éclats de roche. Ces derniers, selon leur granulométrie, se seraient déposés en nappes, là où une rupture de pente ne permettait plus leur transport par ruissellement. L'eau du dégel et de la fonte des neiges aurait cependant poursuivi son transport en véhiculant, à la manière d'une lave « boulante », des éléments plus fins, comme des sables, qui se seraient déposés plus loin.

Ces phénomènes s'étant reproduits à des moments différents et espacés, ces couches de grèze se sont superposées, leur donnant cet aspect de couches accumulées les unes sur les autres. Cette forme de « grèzes litées » s'observe facilement dans les carrières où s'effectue encore aujourd'hui leur extraction. L'eau ayant servi au transport de ces matériaux s‘est résorbée avec le temps par infiltration et par évaporation. Depuis longtemps la grèze est utilisée au plan local par la population, pour l'élaboration de mortiers bâtards dans la construction ou pour l'aménagement des cours de fermes. Il convient de noter que ce phénomène géologique connaît une variante, en effet, on trouve des grèzes non seulement au pied des pentes, mais aussi en tête de certains vallons, comme au lieu-dit « les landes » pour ce qui est de notre région. L'appellation « dépôts de pentes » nous semble convenir dans les deux cas.

   page modifiée le 18-06-2014 à 00:39    

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